Histoire de Saint-Hubert
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Les
origines de Saint-Hubert
LOUISE JALBERT, HISTORIENNE SOCIÉTÉ D'HISTOIRE DE SAINT-HUBERT
Le
territoire de Saint-Hubert est issu de celui de Longueuil. La première
portion de la seigneurie de Longueuil a été concédée
à Charles Le Moyne, en 1657. Au fil des ans, le territoire
a été agrandi (1665, 1672, 1676, 1698 et 1710). Moins
d’une vingtaine de fermes existaient en 1667, année du
début de l’exploitation de la seigneurie. En 1775, elles
sont au nombre d’environ 450. Depuis 1724, les paroissiens fréquentent
l’église de pierre qu’ils ont bâtie. La population
ne cesse d’augmenter. En 1805, le nouveau curé de la
paroisse, Augustin Chaboillez, constate que l’église
est trop petite. Il s’engage alors à en bâtir une
nouvelle, plus vaste. Il considère que le moment est bon puisque
ses ouailles ont connu de bonnes récoltes et qu’elles
en tirent grand profit. Les croyant bien pourvus financièrement,
il se lance dans une visite paroissiale et procède à
un sondage. La plupart des paroissiens sont indécis face à
ce projet. Ceux qui habitent la Savane et le fief du Tremblay y sont
favorables. Par contre, ceux de la Grande-Ligne Côte-Noire sont
tout à fait contre ; ils envisagent leur avenir paroissial
auprès des ouailles de La Prairie ou de Chambly. Ils pensent
à changer de paroisse car ils se disent trop éloignés
de leur église.
Le
curé Chaboillez entreprend toutefois son projet. Il convoque
une assemblée de paroisse et rassemble des signatures en faveur
de la construction d’une nouvelle église. Il ne recueille
pas suffisamment d’appuis. En outre, deux paroissiens organisent
une opposition en rédigeant une requête prônant
la division de la paroisse qu’ils adressent à Mgr Plessis.
Un mouvement de scission se dessine clairement.
La
baronne de Longueuil décide de trancher la question en donnant
à la fabrique un terrain qui est, en fait, l’ancien site
du fort de Longueuil. Le contrat est signé en 1809. Voilà
quatre ans que le curé Chaboillez se bat pour son projet. Mgr
Plessis autorise la construction. Les syndics chargés de veiller
à la construction sont élus et l’acte de répartition
des coûts entre les paroissiens est endossé.
Il
ne manque que l’autorisation des commissaires civils pour que
la construction débute. Le curé Chaboillez croit voir
la réalisation de son rêve. Toutefois, il se heurte une
fois de plus à l’un des opposants ayant mené la
requête à Mgr Plessis quelque temps plus tôt. Il
s’agit d’Étienne Fournier dit Préfontaine
qui interrompt le curé Chaboillez en plein sermon dominical
et qui l’accuse de vouloir ruiner ses paroissiens par son projet.
Monsieur le curé se rend à Montréal et fait une
déposition. Fournier dit Préfontaine est emprisonné.
La grande région de Montréal ne cesse de parler de l’affaire
et le curé Chaboillez a mauvaise presse. Le fils de la baronne,
qui avait fait don du terrain pour bâtir l’église,
veut revenir sur la décision de sa mère et se range
du côté de l’opposition.
L’affaire
ne sera réglée qu’en mai 1810, devant les commissaires
civils. Ils reçoivent les partisans et les opposants au projet
et tranchent finalement en faveur de la construction de l’église,
laquelle avait été de toute façon acceptée
par l’adoption de l’acte de répartition. Les travaux
débutent en 1811. Cette première tempête prend
fin en faveur du curé Chaboillez mais laisse entrevoir qu’une
partie de la population reste insatisfaite de la décision.
Son problème, c’est l’éloignement du temple.
Un
deuxième élément entre dans la fondation de Saint-Hubert.
Il s’agit de l’aventure du chemin de fer. Cela débute
en 1835, à Longueuil. Les Américains ont besoin d’un
débouché commercial. Ils choisissent Montréal.
Toutefois, le fleuve Saint-Laurent les empêche d’aboutir
à la grande ville. Alors, ils jettent leur dévolu sur
Longueuil qui devient le terminus du chemin de fer qu’ils veulent
construire à partir de Portland. Une compagnie est formée.
C’est la St. Lawrence and Atlantic Railway Company. Elle s’installe
à Montréal et supervise la construction d’un chemin
de fer entre Longueuil, Saint-Hyacinthe, Sherbrooke et Portland, aux
États-Unis.
Ce
développement ferroviaire constitue un puissant levier économique
et démographique pour Longueuil. La population de la seigneurie
augmente considérablement grâce à l’apport
d’ouvriers.
De
nombreux lots de terre sont concédés. Plusieurs rues
sont ouvertes.
Le
chemin de fer est inauguré entre Longueuil et Saint-Hyacinthe
en décembre 1848. Longueuil a changé de visage depuis
1835. Elle est devenue une municipalité rurale en 1845. Elle
a maintenant sa commission scolaire (1846). Le village de Longueuil
naît en 1848. Le paysage devient plus urbain.
En
1849, il est de nouveau question d’un agrandissement d’église,
celle de 1811 étant trop petite. Le projet va rester en suspens
jusqu’en 1856. Des griefs contre le curé d’alors
sont envoyés à l’évêque. Par exemple,
en 1850, Joseph Vincent, une personnalité de Longueuil, puisqu’il
a participé aux troubles des patriotes, qu’il est commissaire
d’école, ancien marguillier, commissaire des cours sommaires
et capitaine de milice, dénonce les heures trop matinales des
services religieux, malgré les 8 à 9 milles de distance
pour aller à l’église, le mauvais état
des routes et le mauvais temps. Le problème de l’éloignement
refait donc surface et il viendra se jumeler à un autre facteur
déterminant pour la naissance de Saint-Hubert.
Ce
facteur c’est l’absorption, le 1er juillet 1853 par le
Grand Trunk Railway System Company de la St. Lawrence and Atlantic
Railway Company. La compagnie du Grand Tronc est ambitieuse. Dès
1846, l’idée de construire un pont entre la Rive-Sud
et Montréal était avancée. À Longueuil,
on n’aimait pas cette idée car cela présumait
que le point d’arrivée aux commerçants américains
et autres.
Or,
en 1854, l’idée fait son chemin. Les ingénieurs
choisissent comme site Le Mouillepied, un territoire appartenant à
la seigneurie de La Prairie mais faisant partie de la paroisse de
Saint-Antoine de Longueuil pour l’exercice du culte. La municipalité
de paroisse de Saint-Lambert naîtra grâce à ce
projet, en 1857. Le pont Victoria sera inauguré en 1859.
La
naissance de Saint-Lambert va précipiter celle de Saint-Hubert,
en dépit des protestations de Longueuil.
L’agrandissement
de l’église de Longueuil, en 1856, est insuffisant pour
absorber le trop-plein de paroissiens. La naissance de la municipalité
de paroisse de Saint-Lambert et la création d’une chapelle
desserte pour Saint-Lambert, en 1857, ne resout pas le problème.
Il y a encore trop de paroissiens pour l’église de Longueuil.
Moïse
Vincent (1817-1888) et Laurent Benoit (1807-1870), deux paroissiens
bien nantis, profitent de la création de Saint-Lambert pour
demander à Mgr Bourget, l’érection d’une
deuxième chapelle succursale de Longueuil qui serait érigée
sur le chemin de Chambly, dans une partie du territoire paroissial
qui s’appelle le canton Saint-Antoine.
Il
s’agit d’une portion de la paroisse de Saint-Antoine-de-Padoue
qui constitue son arrière-pays. Ce territoire s’étend
à partir des 5 terres situées à l’avant
de la croisée du chemin de fer du Grand-Tronc et du chemin
de Chambly et va jusqu’à la montée Daniel,
puis à partir des terres le long du chemin de la Savane
jusqu’aux terres de la Grande-Ligne Côte-Noire. Cela
équivaut à la moitié du territoire de la
paroisse de Saint-Antoine-de-Padoue. |
|
Messieurs
Vincent et Benoit vont plus loin et demandent la création
d’une nouvelle paroisse entre Longueuil et Chambly. |
Maison
d'autrefois située sur le Chemin Chambly au coin de Montain
view. Le traineau est guidé par Emery Brosseau
Photo
: Collection de la Société d'histoire de Saint-Hubert
|
Ils
trouvent une forte opposition de la part du curé de Longueuil,
d’une partie des paroissiens qui, après l’expérience
de Saint-Lambert, voient d’un mauvais œil une deuxième
ramification de leur paroisse. Ce détachement signifierait
pour eux une perte d’ouailles, donc d’argent, de territoire
au moment où tous doivent s’unir pour thésauriser
dans le but de construire une nouvelle église.
Qu’importe, Vincent et Benoit ne lâchent pas prise. Mgr
Bourget accepte l’idée de la construction d’une
chapelle succursale en 1857 et demande un terrain propice et 500 $
pour débuter l’entreprise.
Moïse
Vincent se départit donc de 8 arpents de terre en superficie
et de 500$ qu’il offre à la Corporation Épiscopale
Catholique Romaine du Diocèse de Montréal. Mgr Bourget
vient alors planter une croix sur le site de la future chapelle. Laurent
Benoit de son côté, offre un chemin de trente et un arpents
de longueur, à même ses terres, et le fait aménager
à ses frais pour relier la Grande-Ligne Côte-Noire au
chemin de Chambly pour ainsi permettre aux habitants de la Grande-Ligne
d’avoir accès à l’église.
En
septembre 1858, neuf syndics sont élus par les paroissiens.
Ils ont pour tâche de veiller à la construction de l’église.
Laurent Benoit en est le président.
Dès
l’automne, ils font déblayer le terrain, font exécuter
l’excavation et charroyer les pierres qui serviront à
la construction de l’église. Ils engagent Victor Bourgeau,
architecte, pour effectuer les plans et devis.
Au
printemps 1858, les travaux débutent, suite au décret
canonique du 3 mars de cette année créant la desserte
de Longueuil dans le canton Saint-Antoine.
Le
9 janvier 1859, Mgr Bourget vient bénir l’église
succursale de Longueuil et la place sous la protection de saint Hubert.
Le premier cimetière de Saint-Hubert sera ouvert en 1860.
À
défaut d’avoir obtenu une paroisse distincte de celle
de Longueuil, Laurent Benoit décide d’engager le combat
sur un autre front pour parvenir à ses fins. Il effectue des
démarches auprès du gouvernement pour créer un
territoire municipal avec le canton Saint-Antoine. Il gagne son pari.
Le 19 mai 1860, la Corporation municipale de Saint-Hubert naît
en se détachant de celle de Longueuil. L’Acte 23, Victoria,
Statut 5 de la province de Canada qui érige la division succursale
de Saint-Hubert en municipalité séparée entre
en vigueur le 31 décembre 1860. Le premier conseil de paroisse
est élu en janvier 1861 avec son maire, André Ste-Marie,
et ses conseillers. Par le même acte, la Municipalité
scolaire de Saint-Hubert, séparée de celle de Longueuil,
est créée.
Saint-Hubert
est désormais une municipalité indépendante et
possède son propre système scolaire. Il lui reste à
devenir une paroisse religieuse autonome.
Laurent
Benoit et Moïse Vincent cherchent alors à obtenir l’érection
de la desserte en paroisse. En 1861, ils font des requêtes à
Mgr Bourget à cet effet. Celui-ci accorde alors l’ouverture
des registres d’état civil, le 1er janvier 1862. C’est
une prémisse à l’érection canonique de
la paroisse de Saint-Hubert.
Une
requête datée du 1er octobre 1861, à l’effet
d’ériger la desserte en paroisse séparée,
a pour conséquence d’amener un enquêteur de Mgr
Bourget à Saint-Hubert. Il vient sonder l’opinion des
gens face à ce projet et fait son rapport à son supérieur.
En
conséquence, Mgr Bourget accorde l’érection de
la desserte de Saint-Hubert en paroisse autonome de celle de Saint-Antoine-de-Padoue.
Il signe le décret canonique érigeant la nouvelle paroisse
le 15 octobre 1892.
Laurent
Benoit et Moïse Vincent peuvent se dire : «Mission accomplie».
Ils ont présidé à la naissance d’une nouvelle
municipalité, d’une nouvelle paroisse et d’une
nouvelle organisation scolaire.
La
vocation de Saint-Hubert
Au
départ, Saint-Hubert est une municipalité de paroisse
rurale. Au recensement de 1861, elle compte 1 157 habitants.
Elle
gardera son visage rural jusqu’à l’après-guerre
(1945). Durant les années 1950, elle prendra un virage
plus urbain, si bien qu’elle demandera à être
érigée en municipalité de ville. Ce qui
sera accordé en 1958. Saint-Hubert a ceci de particulier
qu’elle n’a jamais eu le statut de municipalité
de village; elle est passée de statut de municipalité
de paroisse à celui de municipalité de ville sans
passer par la transition du village.
Ce
qui fait la renommée de Saint-Hubert, c’est sa
vocation aéroportuaire et aérospatiale.
|
|
Le
chemin de Chambly.
Photo : Collection de la Société d'histoire de Saint-Hubert |
Les
débuts de l’aéroport de Saint-Hubert remontent
à l’année 1926. Saint-Hubert est alors choisi
par les spécialistes de la Grande-Bretagne pour y construire
un aéroport visant à développer des routes aériennes
commerciales entre les membres de l’Empire britannique (les
Indes, l’Australie, le Canada, etc.) Son terrain est plat et
peu sablonneux et se prête bien à l’atterrissage
des aéroplanes et à l’amarrage des gros dirigeables
anglais. Au même moment, le gouvernement fédéral
cherche à assurer un service postal aérien entre Montréal
et des régions éloignées comme Rimouski. Saint-Hubert
convient donc aux deux projets et devient le premier aérodrome
civil construit par le gouvernement canadien. Dès 1927, un
aérodrome provisoire assure le service postal avec Rimouski.
Le premier avion se pose à Saint-Hubert le 1er novembre 1927.
Le 1er mai 1928, l’aérodrome permanent est ouvert. De
gigantesques travaux sont effectués sous la direction de Henri
Rocheleau, un résident de Saint-Hubert issu d’une famille
pionnière de la municipalité. Il dirige la construction
d’un mât d’amarrage pour ancrer les ballons dirigeables
que la Grande-Bretagne envisage de faire voler au-dessus de son empire.
Le
1er octobre 1928, Saint-Hubert devient la base de la première
route postale aérienne Canada-États-Unis. Pour cette
première, une foule importante s’est réunie à
l’aéroport. Le premier ministre du Québec, le
maire de Montréal (Camilien Houde), le ministre des Postes
sont présents à la cérémonie d’inauguration.
Un
autre événement majeur qui a marqué tout le Québec,
est l’arrivée, le 1er août 1930, du ballon dirigeable
de la Grande-Bretagne, le R-100. C’est à cause de la
venue de ce géant du ciel que l’aéroport de Saint-Hubert
est considéré, à cette époque, comme étant
le plus moderne au monde. Environ un million de personnes viennent
fouler le sol de Saint-Hubert lors du passage du ballon. Les personnalités
se succèdent. On profite de l’occasion pour inaugurer
officiellement le pont Jacques-Cartier, ouvert à la circulation
en 1929.
L’aéroport
de Saint-Hubert connaîtra une double vocation militaire et civile
lorsqu’au moment de la Seconde Guerre mondiale, l’armée
canadienne s’y installera. Sa vocation militaire prendra fin
en 1995 alors que le gouvernement fédéral démantèlera
la base militaire de Saint-Hubert.
Saint-Hubert
est l’un des plus importants aéroports du Canada du point
de vue du trafic aérien. En 1980, il se classait au 3e rang.
En 1998, il était au 5e rang avec 200 000 mouvements d’aéronefs.
Les
vocations aérospatiale, aéro-technique et aéroportuaire
de Saint-Hubert n’ont cessé de se développer au
fil des ans. En 1965, la compagnie United Aircraft, affiliée
à la compagnie Pratt & Whitney, s’installe à
Saint-Hubert. Elle s’occupe de l’entretien et de la construction
des moteurs d’avions et d’hélicoptères,
effectue des vols d’essai et donne des cours de formation. En
1973, l’École nationale d’aérotechnique
du Cégep Édouard-Montpetit s’installe à
l’aéroport. Les étudiants de cette école
se spécialisent dans la répartition d’avions et
pratiquent des simulations de vols. Puis, en 1989, Saint-Hubert est
choisi par le gouvernement fédéral pour installer l’Agence
spatiale canadienne. Cette agence comprend la station spatiale Freedom,
Radarsat, des laboratoires de recherches reliés aux sciences
de la vie dans l’espace et aux sciences des matériaux,
un centre d’entraînement des astronautes et de nombreux
bureaux de planification de mégas projets. En l’an 2000,
un Musée de l’air et de l’espace ouvrira ses portes
à Saint-Hubert, près de l’aéroport et de
l’Agence spatiale.
Depuis
la fermeture de la base militaire de Saint-Hubert, en 1995, une Corporation
de développement de la base militaire et de la zone aéroportuaire
a été mise sur pied. C’était en 1997. L’objectif
était de créer un projet de revitalisation de l’ancien
site de la base militaire et de réaffecter les hangars à
d’autres fins. Depuis la création de la «Technobase»
par la Corporation, Saint-Hubert connaît un virage industriel
sans précédent : des usines de produits pharmaceutiques,
des projets résidentiels, une usine de transformation de verre,
une compagnie de production de petits avions civils se sont installés,
ou le feront prochainement sur l’ancienne base militaire. De
même, le 29 mars 1999, Saint-Hubert est devenue capitale du
7e art par l’inauguration de Ciné-Cité Montréal,
une vaste entreprise cinématographique qui attire des stars
américaines et où sont tournées les émissions
de la télésérie québécoise, Diva.
La
population de Saint-Hubert ne cesse d’augmenter. De 1 157 qu’elle
était en 1861, elle est passée à plus de 78 000
habitants. Elle est au 8e rang au Québec et au 2e rang en Montérégie,
après Longueuil.
Saint-Hubert
est donc en pleine expansion.
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Sources
«
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GIROUX,
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in Le Journal de Saint-Hubert, 8 juin 1999, p. 3
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Ginnette-Claude, «Investissement de 40 millions $ pour la construction
de 500 unités d’habitation», in Le Courrier du
Sud, 20 septembre 1998, p. 13
PERRON,
Ginnette-Claude, «Nouvelle porte d’entrée prestigieuse
pour la Technobase, Saint-Hubert acquiert quatre propriétés
sur la rue Dubois pour un montant de 390 500$», in Le Courrier
du Sud, 15 août 1999, p. 8
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